Mes jeux


Avertissement

Ce site est en cours d’élaboration. Pour l’instant, seule cette page est définie. Assez rapidement, nous rédigerons les pages d’en-tête des différentes catégories de jeux & les sites intéressants. Puis, ultérieurement, de un à trois ou quatre articles par jeux (règle, partie commentée, étude, problème). Tous les jeux en solo ou à deux mentionnés ci-dessous seront présentés, ainsi que certains des autres.

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Dans notre pays, la pratique ludique la plus répandue consiste à regarder des jeux télévisés ; elle est suivie de près par les loteries. À notre sens, elles n’ont aucun rapport avec le jeu. Les comportements réellement ludiques viennent loin derrière, il s’agit de jeux de hasard raisonné : poker, backgammon, Monopoly(01), Scrabble, cartes & dominos. Les casse-tête, sous leurs diverses formes & les jeux de stratégie abstraits se trouvent en queue de liste, bien après les jeux vidéo, les jeux de stratégies non abstraits, avec ou sans hasard, comme Les Colons de Catane, Carcassonne, Les Aventuriers du Rail, Risk & les autres jeux en boîte. La majorité des adultes n’aiment pas jouer, en particulier, aux jeux que j’affectionne ! Malgré l’excellence du travail accompli par les animatrices & les animateurs des ludothèques, ce sont surtout les enfants qui jouent &, fort heureusement, de plus en plus de jeunes adultes. Les adultes semblent avoir peur soit de perdre du temps, soit la face, ou, encore, de réfléchir. Les réputations de difficulté du jeu d’échecs & du bridge les dissuadent de pratiquer les jeux de réflexion, dits de prise de tête. Cette réticence repose sur le refus de réaliser des efforts certains, en s’adaptant à un cadre de contrainte strict, pour un résultat incertain. Dans une société où il est mal vu de penser, car cela empêche de consommer, la difficulté & la réflexion sont à éviter pour être un consommateur heureux & soi-mêmiste (02).

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Le jeu est pour nous vital, car nous jouons, pour occuper mes neurones, à des moments où d’autres s’ennuieraient. Il n’est pas pour nous un amusement : nous sommes toujours sérieux dans ces duels pacifiques ou devant ces problèmes captivants & nous n’apprécions pas les adversaires qui ne le sont pas. Nous nous adonnons, pourtant, mais sans enthousiasme, à un certain nombre de jeux multijoueurs, dits conviviaux ou d’ambiance, comme Uno (jeux de cartes dans le style du huit américain), Contrario (trouver le contraire d’une expression), Trivial-Pursuit (jeux de questions), Unanimo (trouver les mêmes réponses que les autres joueurs), Times’Up (version commerciale du jeu du chapeau, dans lequel on doit faire reconnaître des personnages à ses équipiers), Speed Up,??Set! (trouver des cartes) ou même, comble de l’horreur, Perudo (jeux de dés).

De façon générale, outre les jeux d’ambiance, nous essayons d’éviter les jeux utilisant le hasard, même s’il peut être réduit (bridge, backgammon), ceux ayant trop de règles (jeux de simulation & de guerre), sollicitant trop la mémoire (échecs, bridge) ou basées sur le mensonge qu’il soit baptisé bluff (poker) ou rôle (??Donjons & dragons).

Ce rejet s’appuie sur la recherche d’une certaine facilité : celle de développer des raisonnements complexes dans un système à information complète, sans mémoriser excessivement de données, sans investissement affectif excessif. Cela ne signifie pas que nous brillons dans tous ces jeux. D’une part, la précellence nécessite une pratique intensive : se disperser l’interdit ; d’autre part, une de ses conditions nécessaires, mais pas suffisantes s’avère la volonté de gagner ; or, elle nous fait souvent défaut, car nous ne jouons pas pour affirmer notre dominance, pour prouver notre valeur, mais pour faire travailler un cerveau qui supporte mal l’inactivité & la répétitivité.

Cela explique le nombre & l’usage occasionnel des 116 jeux & des 126 casse-tête de notre ludothèque. Nous ne pratiquons, d’une façon irrégulièrement régulière, que quelques-uns de ces jeux :

  ⚝  les jeux à deux : Trax, Pente, Reversi 10×10, Lines of Action, & Puissance 4×4, Cathedral, où la main droite affronte la main gauche ;

  ⚝  &, plus souvent, les casse-tête Sokoban, Shisen-Sho, TIM, Lode  Runner, Set!, Crazy Circus, Rasende Roboter, Katomic, Knetwalk, BlackBox, Rush-Hour, mots croisés & mots fléchés.

À ceux-là, s’ajoutent les pratiques plus ou moins occasionnelles, mais uniquement informatiques : Xiang qi, Shogi, Keryo-Pente, Go-moku, Twixt, Othello, Abalone, Hive, Dvonn, Zertz, Gipf, Tantrix, Attax, Octi, Fanorona, Tablut, Dama, Checkers, Backgammon, Scrabble.

Cependant, nous les employons tous au moins une fois par an !

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Dans nos jeux préférés, chaque joueur manipule des objets appelés selon les jeux : pions, pièces, pierres, plaques, tuiles, graines, boules, dominos, etc. Nous emploierons le terme pions lorsque ces objets seront tous identiques & celui de pièces lorsqu’ils seront de plusieurs sortes. Nous essaierons, également d’éviter de jargonner.

Les bons jeux de réflexions abstraits ont des règles simples & peu nombreuses. C’est le cas du Go, de l’ Othello, de l’ Abalone, du Pente, du Trax, etc. Cela facilite leur apprentissage même s’ils demandent des raisonnements complexes pour bien jouer. De façon générale, il faut comprendre, ce que nous appelons, l’esprit d’un jeu pour bien y jouer. Nous avons vu, dans des ludothèques, des personnes, sans grand niveau intellectuel a priori, certaines ayant des problèmes de langue, s’épanouir en jouant à Othello, à Abalone, aux Triominos ou au Take it Easy, car elles en avaient compris la philosophie, alors que d’autres, réputées très intelligentes, restaient des pousseurs de pions !

Ce qui nous semble le principal obstacle à l’apprentissage de ces jeux est l’inéluctabilité des défaites quand on joue contre plus fort que soit & que l’on considère chaque défaite plus comme une humiliation que comme une leçon permettant de progresser. C’est une des raisons qui impliquent de développer les parties à avantage, dans lesquelles on essaie de compenser la différence de niveaux entre les joueurs. Ainsi, un débutant, ayant quatre ou cinq boules d’avance à Abalone à des chances de gagner contre un joueur expérimenté & ce dernier doit un peu plus réfléchir pour gagner. Cela rend la partie plus intéressante pour le débutant comme pour le vétéran. Accorder un avantage, ce n’est pas dire Je suis supérieur ! ; c’est rendre le jeu plus intéressant.

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Bref, nous allons essayer de partager le plaisir que nous apportent ces exercices intellectuels.

Nous ne traiterons que ceux nous intéressant vraiment. Cela ne veut pas dire que nous y excellons : il en est dans lesquels, ayant du mal à comprendre la logique du jeu, nous ne dépassons pas le niveau débutant. De façon plus générale, nous nous distinguons rarement dans un jeu, s’il nous arrive parfois de mettre en difficulté ou, même, de battre les meilleurs c’est rare ; notre niveau est moyen : nous sommes, ou nous étions, dans le milieu des classements, car les joueurs manifestant majoritairement un esprit de compétition, tous les sites les ordonnent en employant une méthode proche de celle employée pour classer les joueurs d’échecs.

Nous ne jouons, pratiquement, plus que sur Internet, pour quatre raisons :

  ➀   la plupart des joueurs sont des monomaniaques ne pratiquant, donc, qu’un seul jeu & répondant, invariablement : Pourquoi essaierais-je une variante, alors que je n’ai pas fait le tour des règles de base de ce jeu ? à toute proposition de variation des règles ou de pratique d’un autre jeu ; de fait, en tant que multimaniaque, nous devrions nous inscrire dans autant de clubs que de jeux ; & il nous faudrait créer la plupart de ces clubs & prospecter longuement avant de trouver des adhérents dans l’agglomération grenobloise ;

  ➁   car la plupart de ces jeux n’ont pas d’adeptes connus à proximité de notre domicile ;

  ➂   de plus, sans voiture, les bus s’arrêtant à 21 heures, il est difficile de pratiquer des activités qui commencent à cette heure-là ; ce n’est plus tout à fait vrai, puisque depuis le début septembre 2014, les bus grenoblois fonctionnent jusque vers 23 heures, mais attendre jusqu’à 50 minutes dans le froid ne nous semble pas une bonne façon de terminer la soirée;

  ➃   enfin, nous avons horreur de sortir le soir.

Nous ne fréquentons, presque, que des sites de jeux dits par tours, où l’adversaire n’est pas nécessairement en ligne au moment où nous y sommes & où le délai de réponse dépasse les deux heures, car nous réfléchissons si lentement que seuls des robots ont la patience de nous attendre. Cependant, nous fréquentons, occasionnellement, un site de jeu par e-mail & des sites de jeux en direct où nous n’affrontons que des robots, eux seuls, supportant d’attendre deux ou trois minutes pour un coup. Chaque coup pouvant s’accompagner de commentaires, c’est également un moyen de nous lier à des étrangers & d’améliorer notre anglais.

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Enfin, comme des robots logiciels nous servent de partenaires, nous tenons à citer ceux les mettant à notre disposition :

  ⚝  Zillions Developpement, auteur du fabuleux Zillions of games, un logiciel qui permet de pratiquer plus de 2 200 jeux & casse-tête pour un prix modique (25 $ ou environ 19 €, en téléchargement) ;

  ⚝  David Dyer & son fantastique site www.boardspace.net, il propose pour une soixantaine de jeux de stratégie abstraits, des robots sont, généralement, plus forts que ceux de Zillions of Games.

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Notes

n01

Tous les noms de jeux verdis & graissés sont des marques déposées de leurs propriétaires. Ils ne sont pas nécessairement meilleurs que les jeux libres !

n02

Le soi-mêmisme est l’idéologie, à destination du vulgum pecus, consistant à prétendre qu’être soi-même, c’est s’accepter tel que l’on est (ce qui est bien), sans chercher à s’améliorer (ce qui est moins bien) ou à améliorer sa situation (ce qui est sous-entendu). Nos livres (Des solutions simplistes, Démocratie & Liberté, Facettes de l’individualisme chez Le Maître Réfleur) analysent en détail cette idéologie & ses méfaits.

 

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